Rechercher dans ce blog

vendredi 6 juin 2014

the baby

The baby (2014) de Matt Bettinelli-Olpin et Tyler Gillett, avec Allison Miller, Zach Gilford, Sam Anderson, ma note 2/10.

Le principe du « found footage » (littéralement « enregistrement trouvé ») consiste à donner à un film l'apparence d'un film amateur tourné « caméra à l'épaule ». Ce style a eu quelques très belles réussites (« Le projet Blair witch » ou « Rec ») mais il a également été exploi...té par des réalisateurs sans scrupule qui cachent leur manque de talent derrière cet effet de mode. Malheureusement, c'est bien à cette dernière catégorie qu'appartient « The baby ». L'histoire n'a pas le moindre intérêt et provoque ennui et incompréhension. Les acteurs, médiocres pour la plupart, se débattent dans le vide sidéral du scénario et sont maladroitement filmés par une caméra qui tressaute et sautille sans arrêt. Les pauvres spectateurs qui auront échappé au mal de mer ainsi provoqué sombreront sûrement dans un profond sommeil salvateur. Si, comme moi, vous aimez vous faire peur de temps en temps devant un excellent film d'horreur, prenez vos jambes à votre cou et fuyez le plus loin possible de cet horrible navet.

la voleuse de livres

La voleuse de livres (2014) de Brian Percival, avec Geoffrey Rush, Emily Watson, Sophie Nélisse, ma note 8.5/10.

« La voleuse de livres » raconte la vie d'un couple de « résistants ordinaires » au cœur de Berlin pendant la seconde guerre mondiale. Ces deux Allemands attachants adoptent une jeune fille illettrée et cache un jeune homme juif dans la cave de leur petite maison, au nez et à la barbe ...des nazis omniprésents. Très vite, la jeune Liesel apprend à lire et se passionne pour la magie des mots. Le scénario très poétique nous fait vivre un excellent moment entre conte de fée et drame guerrier. On se prend instantanément d'une vive affection pour les personnages principaux et tous les habitants de la « rue ciel ». La jeune actrice Canadienne Sophie Nélisse, qui fait frissonner par son charisme, délivre une superbe prestation récompensée à plusieurs reprises dans divers festivals de cinéma. Volontairement édulcoré pour toucher le plus large public possible, ce film est à partager avec nos chères têtes blondes qui y trouveront sûrement matière à réflexion. Les plus grands, eux, seront sans doute charmés par les émotions, l'humanité et la sensibilité qui s'en dégage.

mercredi 4 juin 2014

les liaisons dangereuses

Les liaisons dangereuses (1989) de Stephen Frears, avec Glenn Close, John Malkovich, Michelle Pfeiffer, ma note 9/10.

Quand Hollywood décide de dépeindre la France du 18ème siècle, il est permis d'avoir un petit frisson d'angoisse... Mais on est très vite rassuré par l'excellent travail de Stephen Frears (qui est Anglais d'origine). « Les liaisons dangereuses » est une reconstitution historique a...bsolument magnifique tant au niveau des costumes et des décors que de la manière de penser et de s'exprimer. On est vraiment plongé dans l'aristocratie Française de l'époque, son libertinage et ses secrets d'alcôve. Le casting n'est pas pour rien dans cette réussite et les grands noms se bousculent littéralement à l'affiche. Glenn Close et John Malkovich crèvent l'écran mais Michelle Pfeiffer, Keanu Reeves ou la toute jeune Uma Thurman (18 ans à l'époque) font également une brillante prestation. Bref, on prend beaucoup de plaisir à suivre ce film passionnant et d'une rare méchanceté. J'adore !

lundi 2 juin 2014

Impitoyable

Impitoyable (1992) de Clint Eastwood, avec Clint Eastwood, Gene Hackman, Morgan Freeman, ma note 9.5/10.

4 oscars dont ceux du meilleur film et du meilleur réalisateur... Le moins qu'on puisse dire c'est que Clint Eastwood réussit parfaitement son retour au western, genre de prédilection à qui il doit une bonne partie de son succès. Pour y arriver, il joue avec sa propre image, n'hésitant pas un ...instant à se mettre en scène en tueur vieillissant. Ses talents conjugués de réalisateur et d'acteur font merveille et on se laisse entraîner avec grand plaisir dans ce film qui frôle la perfection. L'atmosphère lourde et crépusculaire correspond parfaitement à l'idée qu'on se fait de l'ouest Américain et on gobe littéralement les dialogues d'une grande efficacité. Restait à trouver des partenaires de qualité... Morgan Freeman et Gene Hackman viennent enrichir le casting avec tout le talent qu'on leur connaît. Résultat, un film de plus de deux heures qui passe à toute vitesse, un classique du genre voire un chef-d’œuvre. Clint Eastwood est un grand homme du cinéma qu'il soit devant ou derrière la caméra... Limpide !

Sphere

Sphere (1998) de Barry Levinson, avec Dustin Hoffman, Sharon Stone, Samuel L. Jackson, ma note 6/10.

Le projet « Sphère » était drôlement excitant sur le papier. Cette histoire de vaisseau spatiale découvert au fond des océans et exploré par un groupe de scientifiques était sympa et ouvrait de grandes perspectives. D'ailleurs le début du film, très réussi, semble tenir toutes ses promesses avec u...n suspense très bien entretenu. Malheureusement, la première heure passée, le film s’essouffle d'un seul coup et commence à tourner en rond. On a l'impression que le réalisateur, Barry Levinson, a un superbe matériel entre les mains mais qu'il manque d'idées pour parvenir à le finaliser. Tout est pourtant réuni pour faire un film splendide. La réalisation et les effets spéciaux sont très bons, la production n'a pas lésiné sur les moyens et on voit que l'argent n'a pas manqué. Le casting est royal avec une impressionnante palette de stars qui jouent convenablement leurs rôles. Non le problème vient vraiment du scénario trop compliqué et qui manque sérieusement de piquant. On fini par s'ennuyer un peu et on décroche inexorablement sur la fin avec un message moralisateur lourd et discutable. C'est vraiment dommage, on passe tout près du chef-d’œuvre pour se contenter d'un honnête divertissement.

dimanche 1 juin 2014

Pearl Harbor

Pearl Harbor (2001) de Michael Bay, avec Ben Affleck, Josh Hartnett, Kate Beckinsale, ma note 8.5/10.

Michael Bay (« Rock », « Armageddon ») est un grand spécialiste du « blockbuster » à l'Américaine, c'est indéniable. Il était donc intéressant de voir ce qu'il ferait d'un épisode de la seconde guerre mondiale aussi emblématique que l'attaque de Pearl Harbor. Finalement, la surprise est plutôt bo...nne, le metteur en scène détourne les codes du film de guerre pour y intégrer une très belle histoire d'amour. Il la mêle habilement a des scènes d'action spectaculaire et le résultat est passionnant. Le film se suit avec grand plaisir et sans aucun temps mort. Mais, pour être honnête, le spectacle commence réellement au début de l'attaque Japonaise et là... C'est du
lourd, la scène dure près de 40 minutes et ne laisse aucun répit au spectateur scotché dans son fauteuil. Les combats sont impressionnants de réalisme et de virtuosité. Bref, il y en a pour tous les goûts et le film plaira probablement à un très large public. D'autant qu'une pléiade de vedettes charismatiques se disputent les premiers rôles. Il serait trop long de tous les citer, mais le trio principal composé de Ben Affleck, Josh Artnett et Kate Beckinsale est parfait. Curieusement, ce bon film a été boudé par les critiques professionnels. Ceci dit, il a été vengé par un énorme succès populaire qui en fait une réussite commerciale indéniable. Il a rapporté près de 450 millions de dollars au box-office mondial ce qui est plutôt pas mal pour un navet !

La bataille d'Angleterre

La bataille d'Angleterre (1969) de Guy Hamilton, avec Harry Andrews, Michael Caine, Trevor Howard, ma note 7.5/10.

« La bataille d'Angleterre » tourné en 1969 par Guy Hamilton fait partie intégrante des classiques du film de guerre. La particularité de cette bataille est qu'elle s'est passée entièrement dans les airs et seuls des pilotes s'y sont affrontés. Ceci dit, le choc entre la « Royal Air ...Force » et la « Luftwaffe » est terrible et donne lieu à des scènes aériennes impressionnantes. Certes, on ne peut que constater la redondance de certains plans réutilisés dans plusieurs scènes mais le résultat reste une référence pour l'époque. Presque 25 ans après la fin des hostilités, retrouver des avions n'a pas dû être simple. Le résultat force le respect, d'autant que la réalité historique est vraiment respectée de bout en bout. On touche du doigt à quel point la victoire a été indécise et on comprend aisément pourquoi W. Churchill en a dit : « Jamais dans l'histoire des conflits humains tant d'hommes n'ont dû autant à si peu » (ou quelque chose d'approchant)